Sur internet, le tracking permet, via un ou plusieurs cookies, de suivre la navigation de l’internaute pour lui proposer des publicités ciblées, au plus près de ses centres d’intérêt. Technique dans laquelle Google est passé maître. Or, Safari inclut différents systèmes de blocage du suivi de navigation des utilisateurs. Systèmes que Google a pourtant su contourner.
L’annonce a fait l’effet d’une bombe. C’est un chercheur de la prestigieuse université de Stanford, Jonathan Mayer, qui a mis en avant la procédure employée par le géant américain du web pour passer outre la protection. Les cookies publicitaires n’étaient pas téléchargés lorsque l’internaute se connectait à un compte Google mais lorsqu’il utilisait le bouton Google+1, mis en place l’an dernier pour recommander un contenu. Or, Safari offre en effet la possibilité d’installer des cookies publicitaires sur ces fonctionnalités web.
Google se défend donc d’avoir voulu surveiller les internautes : « Nous avons utilisé un dispositif technique connu de Safari pour fournir des fonctionnalités que des utilisateurs de Google connectés à leur compte avaient activées. » La firme de Mountain View plaide la bonne foi et a commencé à retirer les cookies incriminés. Toutefois, l’histoire est loin d’être finie car le 20 février, c’était au tour de Microsoft d’accuser le moteur de recherche de contourner les réglages d’IE9 imposés par la norme P3P. Affaire à suivre…
http://www.indexel.net/actualites/google-accuse-d-espionner-les-utilisateurs-de-safari-3541.html