[...] Comme le révèle la dépêche de ce 22 avril – 20 h 37 – ci-jointe, M. Mélenchon n’a même pas attendu 3/4 heure pour passer à la phase 2 de son travail de rabatteur en appelant à voter sans condition pour François Hollande.
Comme le duel du second tour s’annonce peut-être plus serré que prévu, il va de soi que M. Mélenchon aurait pu négocier son désistement plus chèrement, ou du moins aurait pu faire semblant.
M. Mélenchon aurait pu, par exemple, demander à François Hollande :
- qu’il s’engage publiquement à soumettre tout nouveau traité européen au référendum ; c’était bien le moins !
- qu’il prenne au minimum un engagement sur la date définitive du retrait de nos troupes d’Afghanistan ;
- qu’il s’engage à ne jamais remettre en cause le principe des Contrats de travail à Durée Indéterminée (CDI) ;
- qu’il s’engage à arrêter la nouvelle hausse de l’âge de départ à la retraite concoctée par la Commission européenne ;
- qu’il s’engage à adopter une politique de paix au Proche Orient, à la place de l’alignement systématique sur les positions guerrières de l’OTAN ;
- etc.
Eh bien non. M. Mélenchon n ‘a rien demandé. RIEN.
L’opposition à Sarkozy a bon dos. En réalité, M. Mélenchon apporte sur un plateau d’argent à M. Hollande les 11% d’électeurs de gauche qu’il a rassemblés. Il va donc les appeler à voter pour la politique exactement inverse à ce qu’ils attendent.
CONCLUSION
Si François Hollande est élu le 6 mai prochain, les déceptions des électeurs ainsi bernés, depuis des mois, par le leurre Mélenchon seront énormes. Elles seront à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités, puis déçus, par son programme constamment ambigu et invraisemblable sur la question européenne.
Je lance en tout cas dès ce soir un appel à tous les adhérents et sympathisants du MPEP pour leur suggérer de rompre avec cette stratégie de l’échec volontaire du Front de Gauche et à se rapprocher de l’UPR. Car à situation exceptionnelle, solution exceptionnelle.
En se focalisant sur le clivage droite-gauche et en refusant d’envisager une union nationale temporaire pour récupérer tous ensemble notre souveraineté nationale en sortant clairement de l’Union européenne et de l’OTAN, le Front de Gauche n’a pour effet objectif, comme le Front National à l’extrême droite, que de servir les intérêts de l’UMPS et le blocage de la situation politique française.
http://www.u-p-r.fr/actualite/france/le-leurre-melenchon-sert-comme-prevu-de-dent-du-rateau-ps