[...] le président américain s’est donc fendu d’un appel téléphonique, hier, pour taper du poing sur la table : il a exigé que le Premier ministre Samaras obéisse à la « troïka » afin que la Grèce « puisse se maintenir dans la zone euro. »
Obama a aussi affirmé que les États-Unis aideraient le pays dans ce sens (c’est ce qu’a déclaré une source gouvernementale à Athènes).
Cette dernière phrase est beaucoup moins sympathique qu’elle n’en a l’air. Car le sous-entendu diplomatique qu’elle contient, c’est sa contraposée : les États-Unis feraient tout pour nuire à la Grèce si Samaras ne se faisait pas le docile exécutant de la politique de racket de la « troïka ».
Notons que Washington a en effet les moyens de nuire à Athènes, notamment face à la Turquie et notamment aussi en termes d’approvisionnement militaire. [...]
http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/obama-donne-ses-instructions-au-nouveau-premier-ministre-grec