Contrat de “mère porteuse” : un nouvel esclavagisme

[...] Les auteurs du Centro de Bioética observent que seule une forte motivation économique (pour ne pas dire détresse) peut conduire une femme à accepter une telle atteinte à des biens comme « son intimité, sa liberté, son affectivité ». « De même, l’enfant est privé d’une des composantes fondamentales de son identité, de la mère qui lui a donné le jour, il voit sa vie manipulée comme si c’était une chose qu’on remet contre une somme d’argent », poursuivent-ils – et aussi de l’allaitement maternel.

Ils ajoutent que le désir de maternité ou de paternité est lui aussi exploité par les centres de procréation assistée à des fins franchement commerciales. Non seulement on leur propose une « solution expéditive » mais on introduit une « logique productive dans la transmission de la vie humaine ».

Ils n’évoquent pas un autre risque, et pourtant il est dans la logique de ce qui précède : celui de voir un jour toute grossesse, toute « gestation » humaine soumise aux mêmes obligations, interdictions, examens et critères que celles imposées aujourd’hui aux pauvres femmes indiennes qui en sont réduites à louer leur corps pour « produire » des bébés.

http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2012/08/contrat-de-mere-porteuse-un-nouvel.html

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