Tous végétariens, une urgente mutation

J’ai une amie médecin baroudeuse qui effectue (entre autres) un merveilleux travail de terrain pour la défense des orangs-outangs dans les zones reculées de la forêt vierge de Sumatra. Son guide nommé Tarzan est marié avec une jeune femme un peu… anthropophage, quand une occasion se présente. Elle est au demeurant assez jolie et gentille, fume des cigarettes américaines, bref, parait aussi moderne que vous et moi. Alors pourquoi ce penchant en outre dépourvu de toute culpabilité ? Traditions ancestrales ? Religion ? Croyances ? Pas du tout ! Tenez-vous bien, c’est par simple GOURMANDISE ! Son morceau préféré, les pieds! (analogie avec les pieds de cochon).

Si j’évoque cela, c’est pour faire un parallèle avec le comportement actuel de la plupart d’entre nous. L’on a beau expliquer qu’avec 6,7 milliards d’humains sur la planète nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de manger des animaux, que chaque année plus de 50 millions d’enfants et d’adultes meurent de malnutrition ou de famine dans les pays pauvres, simplement parce que leurs terres leur ont été confisquées pour cultiver des céréales (OGM) devant nourrir les vaches à l’usage des carnivores occidentaux, qu’à cause des carnivores 25 hectares de forêt tombe chaque minute, que la consommation de viande utilise 60% des réserves d’eau mondiales, etc. L’on a beau expliquer que les légumineuses sont bien plus riches en protéines que n’importe quelle viande, qu’il y a en Europe 25 millions de végétariens qui se portent mieux que les autres, et qui ont 10 fois moins de cancers. L’on a beau dénoncer les conditions atroces de l’élevage en batterie, la pollution chimique de la viande, etc…, rien n’y fait ! Ceux qui osent encore démontrer que consommer des animaux est indispensable à la santé, essayent seulement de dédouaner une GOURMANDISE rétrograde qui se veut aveugle de tous les malheurs planétaires qu’elle engendre.

Tu dis que tu aimes les fleurs, tu les coupes.
Tu dis que tu aimes les bêtes, tu les manges.
Tu dis que tu aimes les oiseaux, tu les mets en cage.
Quand tu dis que tu m’aimes, j’ai peur !
– Jacques Prévert -

http://www.micheldogna.fr/page-5.html

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